The Descent, Neil Marshall, épouvante-horreur britannique, 2005, 1h49, interdit -16 ans, +++

Publié le par Abomin'Addict

          J’aborde The Descent avec beaucoup d’a priori, de méfiance vis-à-vis de tout le bien qu’on a pu m’en dire. Les films d’horreur sont souvent, soit très bons, soit très mauvais. Et j’ai à plusieurs reprises entendu beaucoup d’éloge concernant des daubes (à mon goût). Un bon film d’horreur ne doit pas seulement se contenter de faire peur et de montrer du sang. D’ailleurs, la peur - phénomène psychologique qui nous dévore l’estomac et fabriqué de toute pièce quand on se sent en danger - est conditionnée par l’emprise du film sur le spectateur. En effet, un bon film fait peur car il est capable de nous transporter au sein même de l’histoire, des personnages, et de nous absorber dans l’ambiance souvent glauque et stressante. On se sent alors acteur direct aux côtés des personnages, et on ne cesse de se demander ce qu’il faut faire, comment réagir.

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          L’introduction de The Descent est quelque peu déroutante. Déroutante car on ne voit pas de lien direct avec le film (si tant est qu’on ait lu le résumé avant). Déroutante aussi car après s’être attaché à Sarah (Shauna Macdonald) et à sa petite famille survient une scène des plus tragiques. On comprend dès lors qu’il s’agit du personnage principal, le seul qui survivra, si tant est qu’il y ait un survivant, et que l’accident jouera un rôle très particulier tout le long du film.


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          L’histoire nous présente six jeunes femmes passionnées de spéléologie qui, un an après le tragique accident de Sarah, se retrouvent pour prendre du bon temps, comme à la vieille époque. Elles décident pour cela d’explorer une grotte encore inconnue des humains, totalement isolée, mais cela, personne ne le sait, excepté la meneuse du groupe…

 

          Alors certes, en voyant le film, il est légitime de trouver ça gros : six jeunes femmes qui s’isolent dans une forêt très dense, pour pratiquer un sport des plus dangereux, là où personne ne pourra leur venir en aide, des passages de plus en plus étroits (film déconseillé aux claustrophobes) dans lesquels elles n’hésitent pas à s’engager, etc. Mais le tout passe plutôt bien, avec une ambiance assurée par une bande son bien réalisée, des décors impressionnants, et une intrigue qui ressemble à celle de Sanctum, version « horreur ». Les personnages sont en proie à une curiosité passionnelle incommensurable qui les mènera à leur perte…


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Qui se demande s’il doit tenter ou non la spéléo ne doit pas regarder The Descent, auquel cas il serait vite fixé! Neil Marshall annihile toute envie ou curiosité, son film est tout simplement l’un des plus éprouvants de ces dernières années, aux côtés de La colline a des yeux remake du Craven par Alexandre Aja, Eden Lake de James Watkins ou encore Martyrs de Pascal Laugier. http://silencio.unblog.fr/2009/11/03/the-descent-neil-marshall-20051520/

 

 

Interview du réalisateur Neil Marshall :

http://www.excessif.com/cinema/actu-cinema/news-dossier/the-descent-interview-neil-marshall-page-1-4985787-760.html

 

Aron


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