Mardi 15 novembre 2 15 /11 /Nov 10:47

Faire des enfants n’est pas un choix à prendre à la légère, il faut l’assumer jusqu’au bout. Ceci semble logique me direz-vous, mais cela n’a pas l’air si évident pour tous…


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Lundi 14 novembre 2011 – Vendeville (Nord)

Un père attaque son fils pendant son sommeil à coups de marteau, puis lui tire une balle à l’épaule avec son fusil de chasse.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-pere-tente-de-tuer-son-fils-avec-un-marteau-et-un-fusil-14-11-2011-1719557.php

 

Samedi 12 novembre 2011 – Martigues (Bouches-du-Rhône)

Une mère de famille tue son fils autiste de 6 ans par strangulation juste avant de se donner la mort par pendaison. Imaginez la scène quand le mari est rentré des courses…

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/drame-familial-a-martigues-elle-tue-son-fils-autiste-et-se-suicide-13-11-2011-1717326.php

 

Vendredi 11 novembre 2011 – Plougastel-Daoulas (Finistère)

Une mère de famille poignarde mortellement le plus jeune de ses trois fils, 6 ans et demi, et en blesse grièvement un autre, âgé de 9 ans. Le dernier de 11 ans quant à lui réussi à s’échapper alors que le père était parti chez ses parents donner l’alerte.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/terrible-drame-familial-dans-le-finistere-une-mere-tue-un-de-ses-fils-12-11-2011-1715869.php

 

Vendredi 11 novembre 2011 – Liège (Belgique)

Une policière mère de famille tente d’ôter la vie de ses deux jeunes enfants de 16 mois et 4 ans, avant d’essayer de s’immoler. La petite fille n’a pas survécu, la mère et le garçon de 4 ans sont dans un état critique.

http://www.levif.be/info/actualite/belgique/drame-familial-a-stoumont-une-policiere-tente-de-tuer-ses-enfants/article-4000004647841.htm

 

Aron

Par Abomin'Addict - Publié dans : Peur de l'Actu...
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Mercredi 2 novembre 3 02 /11 /Nov 11:20

          J’aborde The Descent avec beaucoup d’a priori, de méfiance vis-à-vis de tout le bien qu’on a pu m’en dire. Les films d’horreur sont souvent, soit très bons, soit très mauvais. Et j’ai à plusieurs reprises entendu beaucoup d’éloge concernant des daubes (à mon goût). Un bon film d’horreur ne doit pas seulement se contenter de faire peur et de montrer du sang. D’ailleurs, la peur - phénomène psychologique qui nous dévore l’estomac et fabriqué de toute pièce quand on se sent en danger - est conditionnée par l’emprise du film sur le spectateur. En effet, un bon film fait peur car il est capable de nous transporter au sein même de l’histoire, des personnages, et de nous absorber dans l’ambiance souvent glauque et stressante. On se sent alors acteur direct aux côtés des personnages, et on ne cesse de se demander ce qu’il faut faire, comment réagir.

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          L’introduction de The Descent est quelque peu déroutante. Déroutante car on ne voit pas de lien direct avec le film (si tant est qu’on ait lu le résumé avant). Déroutante aussi car après s’être attaché à Sarah (Shauna Macdonald) et à sa petite famille survient une scène des plus tragiques. On comprend dès lors qu’il s’agit du personnage principal, le seul qui survivra, si tant est qu’il y ait un survivant, et que l’accident jouera un rôle très particulier tout le long du film.


lampes

 

          L’histoire nous présente six jeunes femmes passionnées de spéléologie qui, un an après le tragique accident de Sarah, se retrouvent pour prendre du bon temps, comme à la vieille époque. Elles décident pour cela d’explorer une grotte encore inconnue des humains, totalement isolée, mais cela, personne ne le sait, excepté la meneuse du groupe…

 

          Alors certes, en voyant le film, il est légitime de trouver ça gros : six jeunes femmes qui s’isolent dans une forêt très dense, pour pratiquer un sport des plus dangereux, là où personne ne pourra leur venir en aide, des passages de plus en plus étroits (film déconseillé aux claustrophobes) dans lesquels elles n’hésitent pas à s’engager, etc. Mais le tout passe plutôt bien, avec une ambiance assurée par une bande son bien réalisée, des décors impressionnants, et une intrigue qui ressemble à celle de Sanctum, version « horreur ». Les personnages sont en proie à une curiosité passionnelle incommensurable qui les mènera à leur perte…


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Qui se demande s’il doit tenter ou non la spéléo ne doit pas regarder The Descent, auquel cas il serait vite fixé! Neil Marshall annihile toute envie ou curiosité, son film est tout simplement l’un des plus éprouvants de ces dernières années, aux côtés de La colline a des yeux remake du Craven par Alexandre Aja, Eden Lake de James Watkins ou encore Martyrs de Pascal Laugier. http://silencio.unblog.fr/2009/11/03/the-descent-neil-marshall-20051520/

 

 

Interview du réalisateur Neil Marshall :

http://www.excessif.com/cinema/actu-cinema/news-dossier/the-descent-interview-neil-marshall-page-1-4985787-760.html

 

Aron


Par Abomin'Addict - Publié dans : Même Pas Peur de le Voir...
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Mercredi 26 octobre 3 26 /10 /Oct 12:55

 


          Francis von Bloodt, vampire de son état, gère en bon père de famille le parc d'attractions Zombillénium. On n'embauche pas n'importe qui, chez Zombillénium : les simples mortels n'ont qu'à passer leur chemin, ici on ne travaille qu'avec d'authentiques loups-garous, vampires et momies. C'est ce que va découvrir Aurélien, jeune homme au bout du rouleau, trompé par sa femme, et qui va se retrouver embauché malgré lui dans cette étrange entreprise. Gretchen, sorcière stagiaire, va l'aider à faire ses premiers pas...

 

          Avec Péchés mignons, Arthur de Pins avait réussi le pari difficile de nous faire découvrir les mésaventures rocambolesques d’Arthur, la trentaine, obsédé par la gent féminine et prêt à tout pour trouver l’âme-sœur, et ce avec un humour incontestable et sans vulgarité aucune.

 

          Pour Zombillénium, l’illustrateur change de thème mais conserve un humour prononcé qui plaît aisément.

La couverture, représentant le visage de Gretchen en gros plan, attire l’œil grâce à une expression dégagée assez forte. Forte car on se doute qu’il s’agit d’un personnage des plus importants. Forte car truffée de symboles, d’indices et de détails. Forte car on se sent observé par le regard inquisiteur caché derrière les lunettes de soleil. Une couverture vraiment réussie, qui signe la prouesse du travail réalisé par l’auteur sur informatique, car oui, c’est bien derrière un écran que toute son œuvre a été créée.

L’histoire et les personnages tous aussi farfelus les uns que les autres offrent à l’illustrateur la possibilité de s’exercer comme bon lui semble, de créer sans limite, d’imaginer sans retenue. Le lecteur peut alors s’attendre à tout et n’importe quoi, mais sera toujours surpris de ce qu’il adviendra vraiment. Car l’histoire ne manque pas de rebondissements. On assiste en fait à une véritable succession d’actions au cours desquelles Gretchen, au rôle énigmatique, impose le rythme et met du peps en intervenant à des moments clés.


Couv tome 1 Pour découvrir davantage l'univers de Zombillénium, et notamment

profiter des 16 premières planches, cliquez sur la couv'

 

          Cependant, outre l’aspect esthétique des dessins et la qualité des dialogues, ce premier tome souffre d’un manque d’orientation. Pas d’enjeu clairement défini pour les prochains tomes. Pas de style réellement posé : l’humour décalé, légèrement glauque et morbide ne lui permet pas de se classer dans la catégorie « épouvante », pas non plus dans celle « humour ».

Malgré cela, on se laisse porter par une histoire loufoque, des personnages quelque peu mystérieux et un environnement à la fois fantastique et déjanté. Tous les éléments semblent être réunis pour plaire aux jeunes, et aux moins jeunes, qui ont tout le temps de ce premier tome pour apprendre à connaître les personnages. Et certains nous réservent bien des surprises…

 

Aron


 





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Lundi 24 octobre 1 24 /10 /Oct 13:28

enfant arme

 

           Bonjour, je m’appelle Lisa. J’ai six ans et je vis à New-York. Tous les matins, je pars à l’école avec mon cartable sur le dos. C’est ma maman que m’emmène. Ma maman avant, elle était détective. Mon papa lui il est policier. Moi, j’aime aller à l’école pour jouer avec toutes mes copines dans la cour. Dans la classe, on chuchote car la maîtresse ne veut pas qu’on parle. Ce matin, elle nous a dit de sortir nos cahiers de texte. Moi, ce matin, j’ai sorti un 6,5 mm de mon cartable… 

 

Lire l'article :

http://fr.news.yahoo.com/fillette-sort-arme-%C3%A0-feu-au-milieu-camarades-083900474.html

 

Aron

Par Abomin'Addict - Publié dans : Peur de l'Actu...
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Jeudi 20 octobre 4 20 /10 /Oct 16:45

affiche.jpg

         

          Pour son nouveau film tant attendu, Pedro Almodovar frappe fort. Il adapte à sa façon le roman de Thierry Jonquet, Mygale, sorti en 1984.

          Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau grâce à laquelle il aurait pu la sauver. Douze ans après le drame, il réussit à cultiver une peau qui est une véritable cuirasse contre toute agression. Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert un cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant au cobaye…


écran

          Différent d'Étreintes brisées, son précédent film, La piel que habito voit son réalisateur explorer cette fois les voies du fantastisque de manière superbement bien maîtrisée. Fidèle au style et à la construction qui ont fait le succès de ses films, notamment par la présence de nombreux flash-back qui nouent et dénouent les fils de l'intrigue, Pedro Almodovar prouve une fois de plus l'étendue de son talent. Je vous le dis, les films qui peuvent se permettre quelques longueurs sur leur première moitié sont peu nombreux. Celui-là en fait partie. En effet, l’histoire doit être posée, l’ambiance à la fois froide et passionnelle doit s’installer, le spectateur doit avoir le temps de s’imprégner de chacun des personnages, et ceci demande du temps. Du temps pendant lequel tout semble décousu. Du temps, et un "vide actionnel" qui m’a fait demander pourquoi j’étais venu. Mais après un peu plus d’une heure, tout bascule. Le puzzle se reconstitue, l’histoire prend sens. Le spectateur comprend  la matrice dans laquelle s'inscrit une succession d'actes fous d'un homme amoureux, malade, calculateur et froid  (rôle parfaitement joué par Antonio Banderas) qui a poursuivi avec acharnement son but dans un désir premier de vengence passionnelle.

          Le rôle que joue à la perfection Elena Anaya est un modèle d'esthétisme, rendu d'autant meilleur que les plans réalisés sont remarquables, précis et particulièrement gracieux.

          L'intrigue tordue peut nous faire penser à Martyrs, basée sur l’expérimentation humaine où la victime, digne d'un Frankenstein, finie par accepter son triste sort. Ceci en fait l’un des films les plus noirs de ce cinéaste, dans lequel on vient à se demander ce qui fait d’un homme un monstre...

 

Aron
Par Abomin'Addict - Publié dans : Même Pas Peur de le Voir...
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Présentation

Notation

o   la médiocrité, ça fait peur

+     à la limite de l'acceptable

++     des potentialités, mais mal exploitées

+++      mérite de s'y attarder

+++++    à consommer sans modération

++++++     attention, chef-d'œuvre !

Prochainement...

  • La Maison muette J. Burnside

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